Trois gestes concrets

La professeure de l’Institut des sciences de l’environnement Tanya Handa fait trois propositions pour souligner le Jour de la Terre.

21 Avril 2020 à 17H32

Aider nos enfants à connaître la biodiversité est un geste important pour les amener à la protéger. Photo: Getty images

Afin de souligner le Jour de la Terre, le 22 avril, j’avais envie de partager avec vous trois réflexions et exemples de gestes concrets que vous pouvez faire à la maison dans le contexte particulier que nous vivons actuellement.

Réflexion 1
On parle beaucoup de la sécurité alimentaire ces jours-ci. Celle-ci concerne notre nourriture, de la chaîne d’approvisionnement jusqu’à nos maisons, en passant par son transport. À l’UQAM, plusieurs de nos expertes et experts en sciences de l’environnement travaillent sur ces thématiques: les grands enjeux agroalimentaires, les systèmes alimentaires alternatifs et l’agriculture urbaine, par exemple.

Geste   1
Voici un premier geste simple que vous pouvez poser:
Pensez à vos habitudes de consommation alimentaire et renseignez-vous sur les conséquences de vos choix afin qu’on puisse favoriser ensemble la transition écologiqueSi vous pouvez faire un changement dans vos habitudes pour manger de façon plus durable, faites-le!

Réflexion 2
En ce temps de confinement, la marche ou la course à pied pour faire un peu d’exercice est devenue un moment sacré pour beaucoup d’entre nous… C’est un moment où l’on apprécie encore plus nos infrastructures naturelles comme les parcs ou les aménagements verts en ville. Nous sommes plusieurs expertes et experts à l’UQAM qui travaillons sur cette biodiversité qui vit dans nos forêts et ruisseaux urbains! Saviez-vous que pour maintenir une résilience des écosystèmes, incluant ceux en milieu urbain, on cherche à favoriser une diversité d’espèces et une diversité des structures? C’est le même principe qu’avec vos portefeuilles d’investissement: la diversité amène de la résilience face aux perturbations.

Geste 2
Voici un deuxième geste pour la biodiversité:
Si vous profitez du temps à la maison pour travailler dans votre jardin ou pour aménager votre balcon, pensez à diversifier les espèces que vous plantez et même à diversifier les maisons potentielles (qu’on nomme l’habitat) pour la biodiversité. Par exemple, vous pouvez penser à garder quelques feuilles ou branches mortes de l’automne dernier pour donner un refuge aux invertébrés qui ont besoin d’un lieu sécuritaire pour se reproduire ce printemps. Vous pouvez faire pousser des plantes de hauteurs différentes pour diversifier les strates verticales. Tous ces petits gestes peuvent aider à soutenir une plus grande diversité d’organismes dans nos milieux de vie.

Réflexion 3
Vous n’avez pas de jardin ni de balcon ou simplement pas le pouce vert? Pas grave! Vous avez comme moi un jeune enfant à la maison? Eh bien, inspirez-vous des travaux des expertes et experts en éducation relative à l’environnement de l’UQAM.

Geste 3
Voici un troisième geste pour la prochaine génération:
Observer la nature… surtout avec vos enfants!Avec les écoles primaires fermées, beaucoup d’entre nous ont de jeunes enfants curieux à la maison qui ont une capacité d’observation extraordinaire et une soif pour catégoriser et nommer les choses. Prenez le temps, pendant vos périodes d’activité physique dehors avec vos enfants, d’observer la nature et le printemps qui se réveille. Apprenez les noms des plantes, des oiseaux… et même des «bibittes»! On dit qu’on protège ce qu’on connaît. Donc, aider nos enfants à connaître la biodiversité est un geste important pour les amener à la protéger.

Sur ce, je vous souhaite un bon Jour de la Terre. Bonne santé à vous, à vos proches… et à notre biodiversité.

Tanya Handa est professeure au Département des sciences biologiques de l’UQAM, directrice du programme de maîtrise en sciences de l’environnement et maman d’un enfant qui fréquente normalement la maternelle.

La parole aux chercheurs

Cet article de la professeure Tanya Handa fait partie d’une série de textes publiés par la Faculté des sciences à l’occasion du Jour de la Terre, qui célèbre sa 50e édition cette année. La Faculté a invité ses chercheuses et chercheurs, de même que les experts membres de l’Institut des sciences de l’environnement, à écrire un texte ou à enregistrer une vidéo sur un sujet relié à l’environnement, dans un esprit de collégialité et de solidarité. De la fonte des grandes calottes glaciaires au recyclage des appareils scientifiques, en passant par la réponse des forêts québécoises aux changements climatiques, les sujets abordés sont variés et couvrent de nombreux domaines de recherche. On peut consulter l’ensemble des textes et vidéos sur le site de la Faculté.

 

 

 

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