Troisième Nuit des idées

L’édition québécoise de l’événement international a lieu à l’UQAM.

21 Janvier 2020 à 13H44

Scène de l'édition 2019 de la Nuit des idées, qui s'était déroulée à l'Agora du pavillon Judith-Jasmin. Photo: Nathalie St-Pierre

La Galerie de l’UQAM, le Cœur des sciences et le Consulat général de France à Québec présentent, le 30 janvier prochain, une nouvelle édition de La Nuit des idées en sol québécois. Sous le thème «Être vivant·e: à la vie, à la mort», l’événement réunira sept personnalités pour une soirée de réflexions et d’échanges, qui se déroulera à l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences (de 18 h à 21 h).

Lancée par l’Institut français, à Paris, La Nuit des idées a lieu une fois par an, à la même date sur les cinq continents, ralliant des milliers de personnes pour une nuit de débats interdisciplinaire et intergénérationnelle autour d’une thématique commune. L’an dernier, La Nuit des idées avait rassemblé 200 000 participants dans 120 villes à travers le monde, dont plus de 600 personnes à l’UQAM, ainsi que 40,1 millions d’internautes.

Cette année, l’organisation de ce rassemblement citoyen à l’UQAM est assurée par Louise Déry, directrice de la Galerie, et Sophie Malavoy, directrice du Cœur des sciences. D’autres activités auront lieu simultanément à la Place des Arts, à Montréal, à la Maison de la littérature, à Québec, à la Maison natale de Louis Fréchette, à Lévis, et à la Galerie R3 de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Selon les fuseaux horaires, les échos de La Nuit des idées se répercuteront un peu partout via les réseaux sociaux.

Qu’est-ce qu’être vivant?

«Être vivant-e» est la thématique mondiale de l’édition 2020 de La Nuit des idées, qui se déclinera différemment selon les endroits. L’Institut français invite à questionner la relation de l’humain au monde, dans la perspective des grands chamboulements sociaux, politiques et écologiques actuels. Qu’est-ce qu’être vivant·e? Quelle est notre place dans le monde du vivant? En quoi être vivant·e oblige à passer à l’action?  À Montréal, la Galerie de l’UQAM et le Cœur des sciences proposent des discussions autour du thème «À la vie, à la mort», afin de réfléchir aux résonances sociales, scientifiques, artistiques et politiques des vies qui naissent et qui s’éteignent. Si on a longtemps considéré la naissance et la mort comme des étapes «naturelles» du cycle de la vie, de récentes avancées scientifiques, morales et légales viennent brouiller ces considérations.

Afin d’explorer les multiples avenues soulevées par ce thème, la Galerie et le Cœur des sciences ont invité sept personnes engagées. Animée par l’écrivaine, éditrice et journaliste Marie-Andrée Lamontagne, la soirée sera organisée autour de deux discussions et d’un intermède.

La première conversation réunira l’artiste multidisciplinaire Heidi Barkun, finissante en arts visuels et médiatiques, le pédiatre et néonatalogiste Antoine Payot (CHU Sainte-Justine) ainsi que la journaliste féministe Victoire Tuaillon, animatrice en France du podcast à succès Les couilles sur la table. S’inspirant du travail d’Heidi Barkun, qui explore l’échec des traitements de fécondation in vitro, la discussion portera, notamment, sur les efforts déployés par la science pour créer et maintenir la vie.

Un intermède de l’artiste Juliette Luvsen, doctorante en études et pratiques des arts, suivra. Son travail de recherche-création, qu’elle développe en résidence à l’Institut Hexagram et au Centre de recherche Geotop, explore l’interconnexion entre les continents par des câbles sous-marins, les abysses océaniques et le passage du non-vivant au vivant.

La seconde conversation mettra en présence l’artiste et écrivain autochtone Domingo Cisneros, né au Mexique, l’anthropologue et professeure émérite du Département de communication sociale et publique Luce Des Aulniers et la professeure de l’École de travail social Lilyane Rachedi. La place plus ou moins visible que confèrent diverses cultures à la mort y sera abordée. La discussion tournera autour de la représentation artistique de la mort, qui occupe une place importante dans la production contemporaine, notamment dans l’œuvre de Domingo Cisneros. Celui-ci a reçu un doctorat honorifique de l’UQAM, en 2018, pour sa contribution à l’art contemporain.

En lien avec la thématique de l’événement, l’artiste Heidi Barkun présentera l’exposition Let’s Get You Pregnant ! à la Galerie de l’UQAM, du 7 février au 21 mars 2020.

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