Exercice de vulgarisation réussi!

Valérie Bouchard remporte la finale uqamienne du concours Ma thèse en 180 secondes.

6 Octobre 2020 à 15H25

Valérie Bouchard remporte la finale uqamienne du concours Ma thèse en 180 secondes.
Photo :Nathalie St-Pierre

Une femme sur quatre développe un trouble de stress post-traumatique après une agression sexuelle et ses enfants sont deux fois plus à risque de développer le même trouble au cours de leur vie. «Les enfants apprennent à réguler leurs émotions en regardant leurs parents», rappelle Valérie Bouchard. La doctorante en psychologie, qui espère venir en aide aux familles vivant cette réalité, a remporté la faveur des juges lors de la finale uqamienne du concours Ma thèse en 180 secondes, qui s'est déroulée virtuellement le 6 octobre via la plateforme Zoom et sur Facebook Live.

Valérie Bouchard a utilisé un exemple fictif, celui de Léo et sa mère, victime d'une agression sexuelle et souffrant d'un trouble de stress post-traumatique, afin d’illustrer l'objet de sa thèse. «Même si la mère de Léo est désormais en sécurité, elle manifeste des symptômes post-traumatiques: elle ne sort plus de chez elle, elle a peur de tous les bruits, elle a peur de tous les hommes barbus puisque son agresseur portait une barbe. Chaque jour, Léo est témoin des réactions de peur démesurées de sa mère», explique-t-elle. C'est la raison pour laquelle Léo est plus à risque de développer à son tour un trouble de stress post-traumatique.

Sous la direction de la professeure Marie-France Marin, Valérie Bouchard souhaite recruter des femmes qui ont été victimes d'une agression sexuelle et qui présentent des symptômes post-traumatiques avec leurs enfants afin qu'ils participent à un protocole expérimental en laboratoire. «Je veux comprendre comment on apprend la peur, mais aussi comment on arrête d'avoir peur, comment le simple fait de grandir auprès d'une mère qui a constamment peur peut influencer la façon dont un enfant va réguler la peur à son tour, dit-elle. En comprenant mieux l'impact du stress post-traumatique parental chez les enfants des victimes, nous serons en mesure d'améliorer les interventions proposées aux familles et, surtout, on l'espère, de réduire la transmission de la peur au sein des familles touchées.»

Le prix du jury, qui s'accompagne d'une bourse de 700 dollars, vaut à Valérie Bouchard de représenter l'UQAM lors de la finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes, qui se tiendra virtuellement le 19 novembre prochain et qui réunira des étudiants provenant d'une quinzaine d'universités francophones à travers le Canada.

Prix du public

Samantha KargakosPhoto: Nathalie St-Pierre

Le prix du public a été décerné à une autre doctorante en psychologie, Samantha Kargakos, dont la thèse porte sur l'expérience des jeunes adultes en situation d'itinérance ayant eu un historique de placement en Centre jeunesse lors de l'adolescence. Ce prix lui vaut une bourse de 350 dollars.

Huit doctorantes et deux doctorants étaient en lice lors de cette finale uqamienne, dont trois de la Faculté des sciences humaines, trois de la Faculté des sciences, un de la Faculté des arts, une de la Faculté des sciences de l'éducation, une de l'École des sciences de la gestion et une de la Faculté de communication.

Le jury était constitué de Sophie Malavoy, directrice du Cœur des sciences, Jean-Pierre Richer, directeur du Service de la recherche et de la création, et Patrice Potvin, professeur au Département de didactique et cotitulaire de la Chaire de recherche sur l'intérêt des jeunes à l'égard des sciences et de la technologie. Joanie Doucet, conseillère au Service des communications, agissait à titre d'animatrice.

Organisé par l'Acfas depuis 2012, ce concours de vulgarisation, qui permet à des doctorants de présenter leur sujet de recherche en termes simples à un auditoire profane et diversifié, est inspiré du concours Three minute thesis (3MTMD) qui a eu lieu pour la première fois en 2008 à l’Université du Queensland, en Australie. L'évaluation est basée sur trois critères: le talent d'orateur et la passion du participant pour son sujet, sa capacité de vulgarisation et la structure de son exposé. Le concours québécois a été le premier en langue française.

On peut revoir la compétition dans son intégralité sur la plateforme UQAM.tv:
http://tv.uqam.ca/ma-these-en-180-secondes-2020-finale-uqam

On peut voir la performance gagnante de Valérie Bouchard:
http://tv.uqam.ca/ma-these-en-180-secondes-2020-valerie-bouchard

On peut voir la performance de Samantha Kargakos qui lui a valu le prix du public:
http://tv.uqam.ca/ma-these-en-180-secondes-2020-samantha-kargakos

 

 

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