Favoriser la mobilité internationale

Les obstacles à la mobilité étudiante seront au cœur des discussions entre des représentants québécois et français.  

3 Mai 2021 à 10H42

Série Acfas 2021
Plusieurs scientifiques de l'UQAM proposent des colloques dans le cadre du congrès virtuel organisé par l’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s du 3 au 7 mai.

Des étudiants internationaux prennent part à une fête d'accueil en leur honneur, à l'UQAM, en 2013. 
Photo: Nathalie St-Pierre

Le Québec reçoit un bon nombre d’étudiants internationaux chaque année, mais les étudiants québécois sont eux-mêmes peu mobiles en comparaison des étudiants européens. Ce constat a servi de point de départ aux organisateurs du colloque «Favoriser la mobilité internationale», qui aura lieu le 5 mai prochain.

«Puisque ce colloque est une initiative du Conseil franco-québécois de coopération universitaire (CFQCU), il y sera principalement question des différences de mobilité entre les étudiants français et québécois», précise la professeure du Département des sciences biologiques, Catherine Mounier, qui en est l'une des coresponsables.

L'ancienne vice-rectrice à la Recherche et à la création de l'UQAM partage quelques-uns des constats sur la mobilité internationale qui seront présentés par le CFQCU lors de la première séance du colloque. «Il y a, en effet, plusieurs freins à la mobilité étudiante du Québec vers l'étranger et cela tient à quelques facteurs propres à notre population étudiante, souligne-t-elle. Puisque nous accueillons déjà plusieurs étudiants étrangers, il est normal qu'il soit plus difficile pour eux de repartir ensuite vers une nouvelle destination dans le cadre de leur programme d'étude. Nos étudiants travaillent davantage en marge de leurs études universitaires que leurs homologues européens, et plusieurs, étant plus âgés, ont des responsabilités familiales. Ces situations personnelles compliquent leur participation à des programmes d'échange.»

L'objectif du colloque, rappelle la professeure Mounier, est d'illustrer ce qui freine la mobilité étudiante pour ensuite proposer des moyens de la favoriser. «Dans le cadre d'un atelier sur les initiatives des services universitaires, le directeur du Service des relations internationales, Neko Likongo, ainsi que la conseillère en recrutement étudiant Sarah Lacasse présenteront les résultats d'une enquête menée auprès des étudiants, laquelle portait spécifiquement sur les obstacles à la mobilité internationale», précise-t-elle.

La professeure du Département de didactique Diane Leduc participera à un atelier portant sur la conception de programmes de e-mobilité dans le contexte de la COVID-19 et au-delà. Un autre atelier portera sur l'appui à la mobilité entrante et sortante, au Québec et en France.

«En après-midi, il y aura un panel réunissant des étudiants de tous les cycles qui viendront témoigner de leur expérience de mobilité internationale, dans le but de mieux faire comprendre les enjeux qui y sont associés», conclut Catherine Mounier.

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