L'itinérance en quelques minutes

Quels sont les points de bascule qui enclenchent le passage à la rue et la sortie de l'itinérance?

4 Mai 2021 à 12H00

Série Acfas 2021
Plusieurs scientifiques de l'UQAM proposent des colloques dans le cadre du congrès virtuel organisé par l’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s du 3 au 7 mai.

Bien que l’itinérance soit de plus en plus abordée comme un problème public, plutôt qu’individuel, peu de travaux ont été faits sur les points de chute qui entourent l’itinérance. Photo: Getty Images

La prise en charge des populations itinérantes a grandement évolué au cours du dernier siècle. Les pratiques d’intervention, autrefois marquées par l’enfermement, la moralisation et la répression, sont désormais centrées vers l’accompagnement et la compassion. Bien que l’itinérance soit de plus en plus abordée comme un problème public, plutôt qu’individuel, peu de travaux ont été faits sur les points de chute qui entourent l’itinérance. «Ces points de bascule peuvent être des événements marquants qui plongent les gens dans l’itinérance ou, au contraire, des leviers qui favorisent la réinsertion sociale», mentionne Philippe-Benoit Côté, professeur au Département de sexologie.

En collaboration avec les professeures Carolyne Grimard et Sue-Ann MacDonald, de l’Université de Montréal, ce dernier organise le colloque L’itinérance en quelques minutes (6 mai). La journée sera divisée en quatre blocs: visages, santé, intervention et trajectoires. Les conjonctures institutionnelles, structurelles et individuelles qui entourent la venue à la rue, les pratiques d’intervention, les stratégies développées par les personnes en situation d’itinérance et les tensions entre le basculement dans l’itinérance et la sortie de celle-ci seront parmi les thèmes abordés.

Le titre et le format du colloque s’inspirent du concours Ma thèse en 180 secondes, un événement dans lequel des doctorantes et doctorants vulgarisent leur projet de recherche en trois minutes. «Nous souhaitons subvertir l’idée d’un colloque traditionnel en offrant plus de place aux échanges et à la discussion, affirme Philippe-Benoit Côté. Cela permettra un partage de savoirs entre universitaires, milieux de pratique et personnes en situation d’itinérance.»

La professeure du Département de sociologie Shirley Roy et la professeure du Département de psychologie Sophie Gilbert, professeure au Département de psychologie, feront des présentations. À la fin du colloque, un livre numérique sera constitué à partir des communications.

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