Partie remise

Des étudiantes et étudiants de la Faculté des arts présentent en ligne leurs communications annulées en raison de la pandémie. 

26 Janvier 2021 à 15H10

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En mars 2020, le candidat à la maîtrise en histoire de l’art Christophe Scott (B.A. histoire de l’art, 2018) s’est vu forcé d’annuler la présentation orale qu’il devait donner dans le cadre du cours L’architecture depuis les Lumières. «Comme je trouvais dommage de ne pas pouvoir présenter ma recherche, j’ai eu l’idée d’organiser un événement en ligne qui donnerait l’occasion aux étudiantes et étudiants des cycles supérieurs de recycler leurs communications annulées en raison de la crise sanitaire, explique l’étudiant. C’est aussi un belle manière de faire valoir nos recherches auprès de nos pairs.»

Organisé en décembre dernier avec sa consœur Ariel Rondeau (B.A. histoire de l’art, 2017), récemment diplômée de la maîtrise en muséologie, l’événement «Partie remise», désormais disponible en ligne sur la chaîne YouTube, était ouvert aux étudiantes et étudiants en histoire de l'art, en arts visuels et médiatiques et en muséologie. L’événement se voulait un espace de discussion et d’échange, à la fois inclusif et éclectique. Trois communications ont été présentées.

«Bien que fort différentes dans leur contenu, les communications ont abordé chacune à leur manière le thème de l’environnement, qu’il s’agisse des liens entre les citoyens et la nature ou le rôle des musées en rapport avec l’éducation et la participation citoyennes», observe Christophe Scott.

Retour sur une exposition annulée: fleurs sauvages, une histoire de la botanique au Québec»

Les candidates au doctorat en muséologie, médiation et patrimoine Noémie Maignien et Marie Tissot (M.A. muséologie, 2020) ont participé à l’exposition Fleurs sauvages, respectivement en tant qu’artiste et cocommissaire. L’exposition, qui devait d’abord avoir lieu à l’Écomusée du fier monde, a été transposée sur le site web du musée en raison de la crise sanitaire. Après avoir discuté de certains aspects du commissariat, Marie Tissot a présenté un exemple d’activité de médiation culturelle développée en partenariat avec la communauté locale: la conception d’un herbier. Noémie Maignien, qui faisait partie des six artistes exposés lors de l’événement, a dévoilé son projet de recherche-création mettant en lumière une espèce mythique d’épinette appelée l’Arbre de vie. Utilisé dans la médicine traditionnelle des Autochtones durant la période précoloniale, le conifère aurait servi de potion «miraculeuse» aux premiers colons pour vaincre la maladie du scorbut.

«Sentiments pastoraux et modernisme américain: les projets de musées de Peter Blake, de Mies van der Rohe et de Philip Johnson»

La conférence de Christophe Scott porte sur trois musées américains créés durant les années 1940 et 1950. «La prémisse de cette recherche était d’établir le lien historique entre la peinture moderniste et l’architecture moderne aux États-Unis durant la période d’après-guerre», explique Christophe Scott. Les projets de musées s’intéressent également à l’environnement et à la nature. «À l’époque, il y avait déjà un souci environnemental qui se développait dans la population en réponse, par exemple, à l’essor industriel de la Deuxième Guerre mondiale et aux impacts de la guerre sur l’environnement», constate le candidat à la maîtrise.

«Communiquer l’urgence climatique dans les musées»

Dans le cadre de sa communication, l’étudiante au programme de deuxième cycle en éducation relative à l’environnement Maude Pelletier (B.A. histoire de l’art, 2017) s’intéresse aux manières de mettre en valeur les informations scientifiques en matière de changements climatiques au sein des institutions muséales. «Les musées sont reconnus comme de bonnes plateformes pour parler d’environnement, puisqu’ils disposent de nombreuses ressources physiques et éducatives», affirme l’historienne de l’art. Maude Pelletier illustre ses propos en donnant l’exemple de l’exposition 1 °C, qu’est-ce que ça change?, présentée à la Biopshère, qui donnait un aperçu des effets des changements climatiques dans différentes régions du monde. On peut lire son texte publié sur le sujet dans la revue Dire

La communication de Maude Pelletier devait être présentée à l’origine en mars 2020 dans le cadre d’une Journée d’étude en muséologie organisée par les associations des étudiants des cycles supérieurs en muséologie de l'UQAM et de l'Université de Montréal.

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