Contrer la banalisation des violences à caractère sexuel

Tous les membres de la communauté universitaire doivent visionner une nouvelle capsule de formation.

2 Février 2021 à 16H39, mis à jour le 5 Février 2021 à 9H30

Les membres de la communauté universitaire ont jusqu’au 28 février pour visionner la capsule. Photo: Réseau de l'Université du Québec

Qu’est-ce que la banalisation des violences à caractère sexuel? Quelles sont ses manifestations? Comment peut-on la contrer? Toutes ces questions, et d’autres encore, sont abordées dans la capsule en ligne «Ensemble pour contrer la banalisation des violences à caractère sexuel». Cette capsule doit obligatoirement être visionnée par toutes les personnes membres de la communauté universitaire. Développée par l’UQAM en collaboration avec l’École de technologie supérieure et offerte par le réseau de l'Université du Québec, elle présente différents témoignages fictifs rédigés à partir de situations rapportées dans différents milieux universitaires, de même que des compléments d’information.  

D’une durée approximative de 18 minutes, la capsule porte sur la banalisation des violences à caractère sexuel (VACS) en milieu universitaire. Elle a été élaborée au regard de la définition des VACS incluse dans la Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur et des travaux de la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur.

Les résultats d’une étude récente de Statistique Canada révèlent qu’une majorité (71 %) des personnes étudiantes ont été témoins ou ont subi des comportements sexualisés non désirés dans le cadre de leur milieu d’études. Bien que les victimes de comportements sexuels non désirés puissent se sentir mal à l'aise ou menacées, peu d’entre elles (9 % des femmes et 4 % des hommes) en parlent à une personne rattachée à l'établissement d'enseignement. Selon une étude de la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur, il est reconnu que la minimisation, la banalisation des comportements subis ou la tolérance à l'égard de ce type de situation freinent l'identification du caractère inacceptable de la situation.  

«Ces résultats d’études récentes sont compatibles avec ce que nous observons lors des formations offertes et des consultations au Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement (BIPH), note sa directrice, Maude Rousseau. Il y a encore, malheureusement, beaucoup de comportements inacceptables qui sont banalisés, normalisés et tolérés, autant par les personnes qui les subissent, celles qui en sont témoins ou informées que celles qui les commettent.  Il nous apparaissait prioritaire de favoriser la conscientisation de notre communauté universitaire au regard de cette banalisation.»

L’Université reconnaît à toutes, tous les membres de la communauté universitaire le droit fondamental à un milieu de travail et d’études exempt de toutes formes de sexisme et de violences à caractère sexuel, que ce soit du harcèlement sexuel, des comportements sexuels non désirés ou de la coercition sexuelle, indique la Politique no 16 visant à prévenir et à combattre le sexisme et les violences à caractère sexuel.

En visionnant la capsule «Ensemble pour contrer la banalisation des violences à caractère sexuel», les personnes de la communauté universitaire contribueront à la culture du respect et du consentement instaurée à l’UQAM. Les personnes qui ressentent un inconfort à l'idée de visionner cette capsule sont invitées à communiquer avec le Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement (BIPH) ou à consulter la rubrique Ressources et liens utiles sur le site web du BIPH.  

Les membres de la communauté universitaire ont jusqu’au 28 février pour visionner la capsule.

Tolérance zéro pour la violence, l’intimidation et le harcèlement

L’UQAM ne tolère aucune forme de violence, d’intimidation et de harcèlement commise ou subie par les membres de sa communauté –⁠ ⁠personnes étudiantes, personnel enseignant, employées et employés, cadres et membres de la Direction –, tant dans le cadre d’activités en présentiel que dans celui d’activités tenues à distance. Les politiques de l’UQAM visant à prévenir et combattre toute forme de harcèlement et de violences à caractère sexuel s’appliquent en effet même à distance. 

Toute personne témoin ou victime de comportements qui contreviennent à ces politiques est encouragée à communiquer en toute confidentialité avec le BIPH

Les étudiantes et étudiants qui ont besoin d’appui devant une telle situation ne doivent pas hésiter à recourir aux services de soutien psychologique.

Les membres du personnel qui ont besoin d’un soutien personnalisé peuvent s’adresser au Programme d’aide aux employés.

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