Les défis cognitifs du changement climatique

La huitième édition de l’école d’été de l’Institut des sciences cognitives réunira une trentaine d’experts internationaux.

17 Mai 2021 à 14H47

Série En vert et pour tous
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Illustration: Getty/Images

Du 24 mai au 4 juin prochains, l’Institut des sciences cognitives (ISC) tiendra la huitième édition de son école d’été, intitulée Défis cognitifs du changement climatique. Une trentaine d’experts provenant de divers pays – psychologues, philosophes, politologues, sociologues, historiens, économistes, climatologues, etc. – y dresseront l’état des connaissances actuelles sur les changements climatiques et expliqueront dans quelle mesure les humains comprennent, vivent et s’adaptent, ou non, à la crise climatique.

L’école d’été vise à définir les différents défis cognitifs associés aux changements climatiques, tant sur les plans scientifique, individuel, organisationnel que social. Pourquoi certains citoyens acceptent la réalité du changement climatique et se questionnent sur leur propre contribution, alors que d’autres rejettent ce phénomène? Quels sont les biais cognitifs en jeu dans leur raisonnement? Comment peut-on les convaincre? Qu’est-ce que la justice environnementale? Comment communiquer et enseigner efficacement la culture scientifique pertinente aux citoyens, décideurs et organisations, sans évacuer la complexité du phénomène du changement climatique? Ces questions, et bien d’autres, seront au centre des discussions.

Organisée en collaboration avec le consortium Ouranos sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, l’école offrira une formation créditée aux trois cycles universitaires et une vitrine à une quinzaine de chercheurs de la relève, qui présenteront leurs recherches sous forme d’affiches. La direction scientifique de l’école est assurée par un comité interdisciplinaire dirigé par le professeur du Département de mangement de l’ESG UQAM Albert Lejeune, également directeur de l’Institut des sciences cognitives.

Thématiques variées

Plusieurs thématiques figurent au programme de l’école, dont la pertinence des sciences cognitives pour l’étude du changement climatique, les enjeux politiques de la diffusion des résultats de la science du climat, le marché du carbone et ses enjeux économiques, les mécanismes cognitifs du déni climatique et de la prise de décision ainsi que la communication, l’apprentissage et l’enseignement des enjeux du changement climatique.

Les professeurs Jean-Pierre Blanchet, du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère, Serge Robert, du Département de philosophie, et Philippe Gachon, du Département de géographie, discuteront de la modélisation du changement climatique, depuis l’approche systémique des années 1970 et ses mises à jour jusqu’aux modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Parmi les conférenciers et conférencières de renom qui participeront à l’école d’été, mentionnons l’historienne de l’Université Harvard Naomi Oreskes, spécialiste du rôle de la science dans la société et des changements climatiques anthropiques, Dennis Meadows, auteur du rapport «Limites de la croissance» (1972), Connie Roser-Renouf, coresponsable du programme de recherche «Climate Change in the American Mind» (2008-2018) concernant l’opinion des Américains sur le changement climatique, et le psychologue Stephen Lewandowsky, qui s’intéresse aux fake news et aux théories du complot en lien avec le changement climatique.

L’école d’été est financée par le Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH) du Canada et les Fonds de recherche du Québec (FRQ).

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