Le documentaire sous toutes ses formes

Le Laboratoire de recherche sur les pratiques audiovisuelles documentaires est le premier du genre au Canada.

8 Février 2021 à 14H23

«Le cinéma documentaire fait partie de notre ADN au Québec, affirme la professeure Diane Poitras, qui a fondé le Labdoc avec sa collègue Viva Paci. Avec nos activités, on participe à le diffuser et à le faire évoluer.» Photo: Labdoc

Le Québec est un chef de file mondial du cinéma documentaire, avec une riche tradition qui remonte au cinéma direct de l'Office national du film à la fin des années 1950. «Le cinéma direct a révolutionné l’approche documentaire avec des caméras légères, du son synchrone et, surtout, en instaurant une nouvelle relation entre filmeurs et filmés», souligne Diane Poitras, professeure à l’École des médias. La légèreté du dispositif permettait d’entrer chez les gens, de se mêler aux foules, de se déplacer rapidement et de prendre le pouls de la société. Des documentaristes comme Michel Brault, Pierre Perrault et Gilles Groulx ont ainsi accompagné les mouvements et les forces qui traversaient le Québec d’alors.

«Avec les téléphones intelligents, la réalité virtuelle et les médias socionumériques, on continue de redéfinir les termes du documentaire, ajoute sa collègue Viva Paci. Cela nous pousse à toujours mettre en perspective les liens entre forme, prise de parole et techniques.»

S’appuyant sur les premiers programmes d’études sur le documentaire mis sur pied au début des années 2010, Viva Paci et Diane Poitras créent, en 2016, le Laboratoire de recherche sur les pratiques audiovisuelles documentaires (labdoc), la première unité de recherche et de création en son genre au Canada. Ce laboratoire a pour objectif de faire connaître et d’explorer les possibilités du documentaire.

Le labdoc est à l’avant-plan de la recherche en documentaire de plusieurs façons: en créant des films en collaboration avec des chercheurs et chercheuses d’autres disciplines, avec des travaux sur les soins de première ligne, l’histoire de l’architecture ou de l’alimentation; en organisant des rencontres et des discussions avec des cinéastes de partout dans le monde; en présentant des documentaires et des créations numériques lors des Rencontres internationales du documentaire de Montréal. «Le cinéma documentaire fait partie de notre ADN au Québec, dit Diane Poitras. Avec nos activités, on participe à le diffuser et à le faire évoluer.»

Pour que le labdoc puisse continuer d’encourager l’audace et injecter des fonds dans ses recherches porteuses, il compte sur la générosité des donateurs et donatrices. Il est possible de contribuer en faisant un don en ligne. «Nous sommes dans une période d’expérimentation intense et vibrante, mentionne la professeure. Les dons nous permettront de renforcer nos bases et de continuer de faire briller cette forme d’art dans laquelle notre cinématographie s’est toujours démarquée.»

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