Journée mondiale de la météorologie

L’UQAM, l’UQAR et l’Université McGill tiennent un atelier sur la formation et la recherche universitaires en sciences de l’atmosphère.

23 Mars 2021 à 8H52

Série En vert et pour tous
Projets de recherche, initiatives, débats: tous les articles qui portent sur l'environnement.

La station météorologique installée sur le toit du pavillon Président-Kennedy au Complexe des sciences de l'UQAM comporte plusieurs instruments, dont un pluviomètre.Photo: Nathalie St-Pierre

Dans le cadre de la Journée mondiale de la météorologie (23 mars) ayant pour thème «L’océan, le climat et notre temps», l’UQAM, l’Université du Québec à Rimouski et l’Université McGill ont présenté un atelier virtuel sur la formation et la recherche universitaires dans ces domaines au Québec.

Cet atelier a d’abord brossé un portrait des programmes de formation universitaire disponibles au Québec dans les domaines de l’océanographie, des sciences de l’atmosphère et de la météorologie. Il a dressé également un état des lieux de la recherche sur la modélisation du système climatique, incluant la recherche en météorologie et en océanographie et leurs applications dans le domaine des risques hydrométéorologiques en milieux maritimes (submersions côtières) et continentaux (inondations). Enfin, il a présenté des échanges sur les enjeux actuels et à venir en matière de formation et de recherche avec les institutions publiques partenaires, qui recrutent la majorité du personnel hautement qualifié formé par les trois universités.

L’événement était organisé par le Centre pour l’étude et la simulation du climat à l’échelle régionale (ESCER), le Réseau Inondations InterSectoriel du Québec (RIISQ), dirigés par le professeur du Département de géographie Philippe Gachon, l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) et le Réseau Québec Maritime (RQM), tous financés par les Fonds de recherche du Québec. Il s'est déroulé en présence de la rectrice de l’UQAM, Magda Fusaro, qui a prononcé un mot de bienvenue, et de représentants des institutions de recherche et de services œuvrant dans les domaines de l’océan, du temps et du climat.

Les sciences de l’atmosphère à l’UQAM

L’UQAM offre une formation en météorologie depuis 1973. Elle est la seule université à offrir une formation en sciences de l’atmosphère aux trois cycles, en langue française au Québec et au Canada.

Les sciences de l’atmosphère se déclinent autour de trois thématiques principales: le système climatique terrestre, la physique de l’atmosphère et la dynamique de l’atmosphère. Au-delà de l’application des lois de la physique, les sciences de l’atmosphère font usage d’une panoplie d’outils, tels que les mathématiques, l’informatique et les communications. Elles débouchent sur de nombreuses applications en lien avec les observations, les mesures in situ et par télédétection, la prévision des conditions du temps et les projections des changements climatiques.

L’UQAM abrite le Centre pour l’étude et la simulation du climat à l’échelle régionale (ESCER), qui a acquis une renommée internationale pour la qualité de ses travaux, ainsi que la Chaire de recherche du Canada sur les événements météorologiques hivernaux extrêmes et la Chaire de recherche stratégique sur les risques hydrométéorologiques liés aux changements climatiques.

L’Université offre cinq programmes d’études en sciences de l’atmosphère:

Baccalauréat en sciences de la Terre et de l’atmosphère, concentration en sciences de l’atmosphère: météo et climat

Certificat en sciences de l’atmosphère

Maîtrise en sciences de l’atmosphère

Diplôme d’études supérieures spécialisées en météorologie

Doctorat en sciences de la Terre et de l’atmosphère

Prévoir les conditions météorologiques et climatiques

Le thème de la Journée mondiale de la météorologie a été choisi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) afin de marquer la décennie des Nations Unies sur les sciences océaniques pour le développement durable (2021-2030). Ce thème rappelle l’importance de soutenir les efforts en vue d’inverser le déclin de la santé des océans et de faire en sorte que les sciences océaniques aident les pays à créer de meilleures conditions pour le développement durable de l’océan, qui constitue le principal réservoir d’énergie et de ressources vivantes de la Terre. La compréhension du lien étroit entre l’océan et l’atmosphère, deux composantes essentielles du système climatique, est vitale pour la prévision des conditions météorologiques et climatiques.

L’accélération du réchauffement climatique à l’échelle planétaire et la multiplication des risques hydrométéorologiques qui y sont associés, tels que révélés dans les différents rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), témoignent de changements sans précédent, lesquels affectent les caractéristiques de l’océan et les conditions météorologiques. Jamais, depuis le début des relevés météorologiques et océanographiques au milieu du 19e siècle, ces changements n’ont autant menacé la biodiversité, l’intégrité et la vitalité de l’ensemble des systèmes naturels et humains à l’échelle planétaire, fragilisant tout développement à long terme.

Dans ce contexte, «la mobilisation des forces vives au sein du réseau universitaire québécois, travaillant en collaboration avec les institutions publiques qui œuvrent en prévision de l’océan, du climat et du temps, devient plus que jamais nécessaire alors que les défis sont nombreux et complexes», soulignent les organisateurs de l’atelier. La mobilisation et la valorisation des compétences et des savoirs scientifiques, ajoutent-ils, devraient permettre de renforcer la formation de la relève dans une période de pénurie de main-d’œuvre qualifiée ainsi que la capacité de recherche universitaire. 

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