Journaliste de terrain

Entrée à La Presse grâce à une Bourse de la diversité, l’étudiante Mayssa Ferah vient d’obtenir un poste de reporter.

12 Février 2021 à 15H15

Mayssa Ferah.Photo: Nathalie St-Pierre

Étudiante de troisième année au baccalauréat en journalisme, Mayssa Ferah vient d’obtenir un poste de reporter à temps plein au quotidien La Presse, où elle travaille comme surnuméraire depuis 2019. L’excellence de ses reportages lui a valu la reconnaissance de ses pairs. «J’aime être sur le terrain et aller à la rencontre des gens», précise la jeune femme. Affectée aux actualités générales, la pandémie n’a pas freiné ses ardeurs. Au contraire. «En tant que journalistes, nous avons le devoir de documenter la crise sanitaire et d’informer les gens, tout en prenant nos précautions», dit Mayssa Ferah.

Mayssa Ferah a eu la chance d’entrer à La Presse grâce à une Bourse de la diversité, une initiative du journal visant à offrir des stages à des étudiantes et étudiants en journalisme ou à de jeunes diplômés issus des minorités visibles, ethniques ou autochtones, afin de mieux rendre compte du caractère multiculturel et multiracial de la société québécoise. «La Presse a fait un bon travail d’autocritique en mettant de l’avant le programme de bourses, croit la jeune journaliste. Il y a une recherche de la diversité en ce moment dans les salles de rédaction.» L’ancienne étudiante au baccalauréat en journalisme Marissa Groguhé, désormais journaliste à la section des arts, fait partie, quant à elle, de la première cohorte des Boursières et Boursiers de la diversité, en 2017. «Le stage offre l’occasion aux jeunes journalistes de se faire connaître et de prouver ce dont ils et elles sont capables», remarque Mayssa Ferah.

Programme de Bourses de la diversité

La Presse relance son programme de Bourses de la diversité pour l’été 2021. Quatre bourses de 3000 dollars seront offertes à des étudiantes et étudiants en journalisme ou jeunes diplômés issus des minorités visibles, ethniques et autochtones. La bourse est accompagnée d’un stage d’une durée de quatre semaines. Trois de ces bourses seront attribuées à de futurs journalistes. La quatrième bourse sera offerte à un futur photoreporter. Les personnes intéressées ont jusqu’au 2 avril prochain pour soumettre leur candidature.

De bons généralistes

Son stage à La Presse lui a permis de toucher à tout. «Je pouvais autant faire un reportage fouillé que couvrir un procès ou un festival, se rappelle la journaliste. On nous apprend à devenir de bons généralistes, aptes à écrire sur tous les sujets.»

Comment fait-elle pour concilier études et travail à temps plein? «C’est difficile, concède la jeune femme. Il n’existe pas de cours du soir dans le programme de journalisme et les cours sont assez intensifs.» Mayssa Ferah tient à terminer son baccalauréat, quitte à prolonger ses études un peu plus tard que prévu.

La jeune femme conseille aux futurs journalistes de ne pas chercher à se spécialiser dans un domaine précis. «Lorsqu’on entre dans une salle de rédaction, il ne faut pas s’imaginer que l’on sera dès le départ affilié à un secteur particulier, constate Mayssa Ferah. Il faut être flexible et pouvoir couvrir toutes sortes d’événements.» Cette capacité peut mener loin, poursuit-elle. «La plupart des chroniqueurs étaient d’abord de bons journalistes généralistes. Ils peuvent s’exprimer sur une foule de sujets.»

PARTAGER