Mission accomplie en Afrique

Les bénéfices de la mission virtuelle seront mutuels pour l’UQAM et ses partenaires de l’Afrique francophone.

17 Juin 2021 à 9H32

Série L'UQAM à la rencontre de l'Afrique francophone
Une mission virtuelle met en lumière les liens entre l'UQAM et l'Afrique à travers des rencontres, des projets de formation, de recherche et de services aux collectivités.

Une causerie virtuelle avec une trentaine de diplômés uqamiens vivant en Afrique a été organisée dans le cadre de la mission.Photo: Nathalie St-Pierre

La mission virtuelle de cinq jours menée par la rectrice Magda Fusaro en Afrique francophone, du 7 au 11 juin dernier, a été un franc succès. En plus de rencontres avec des personnalités diplomatiques, politiques et académiques des cinq pays de la mission – Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal et Côte d’Ivoire –, de nombreuses activités académiques ont été organisées et pas moins de 80 panélistes ont participé aux tables rondes virtuelles, dont une quarantaine de participants africains. Conférences, performance musicale et causerie virtuelle avec une trentaine de diplômés uqamiens vivant en Afrique étaient également au programme.

«Aller à la rencontre de nos partenaires de l’Afrique francophone nous aura permis de créer des liens diplomatiques, de resserrer les collaborations en cours et d’en développer de nouvelles en matière de formation, de recherche et de services aux collectivités, a déclaré la rectrice. Comme je le mentionnais lors de mes activités et prises de parole, ce n’est pas seulement la mission de la rectrice, mais bel et bien la mission de l’UQAM, de ses chercheurs, de ses membres! Je tiens à saluer la participation active de toutes les personnes qui ont largement contribué au succès de cette mission, et à les en remercier. Je remercie également nos partenaires de l’Afrique pour leur accueil et la qualité de nos échanges. Cette mission ne sera certes pas la dernière! Si la situation sanitaire le permet, la prochaine sera en présentiel.»

Dans son Rapport sur l’internationalisation de l’UQAM, publié en décembre 2020, le vice-rectorat à la Vie académique signalait que les facultés souhaitaient «renforcer leurs relations avec les institutions partenaires situées dans les régions du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest». C’est dans ce contexte qu’une mission en présentiel avait initialement été prévue. L’idée de conduire une mission virtuelle en attendant que la situation sanitaire permette à la délégation uqamienne de se déplacer a été proposée et tous les partenaires y ont adhéré avec enthousiasme. Des membres de la direction ainsi que de nombreux professeurs et professeures ont accompagné la rectrice dans cette opération. 

Le choix des cinq pays de la mission a été déterminé à la suite d’une consultation auprès des facultés et de l’École des sciences de la gestion. Le Bureau des diplômés et le Bureau du recrutement ont également été consultés. Il s’avère que ces cinq pays sont les plus représentés au sein de la population d’étudiants internationaux, après la France.

La mission a bénéficié de la collaboration exceptionnelle de trois représentations du Québec en Afrique, plus précisément la Délégation générale du Québec à Dakar, le Bureau du Québec à Abidjan et le Bureau du Québec à Rabat. Des représentants du gouvernement du Québec ont d’ailleurs participé ou assisté aux échanges.

Selon la rectrice Magda Fusaro, les bénéfices de la mission seront mutuels pour l’UQAM et ses partenaires africains en permettant, notamment, d’accéder, de part et d’autre, à des équipes de chercheurs diversifiées. À titre d’exemple, deux ententes ont été conclues au Sénégal avec l’Université Cheikh Anta Diop et l’Université virtuelle du Sénégal.L’infrastructure d’enseignement en ligne développée par l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), classée première pour sa présence académique sur le web en Afrique subsaharienne francophone, facilite la collaboration avec le Département des sciences juridiques de l’UQAM et son Observatoire sur les migrations internationales, les réfugiés, les apatrides et l’asile (OMIRAS), lequel a pu offrir des formations en ligne grâce à cette infrastructure. L’Université virtuelle du Sénégal et l’OMIRAS comptent, par ailleurs, organiser des rencontres virtuelles internationales afin de mettre en place un cadre de réflexion et d’étude sur la migration, dans une perspective africaine et canadienne. 

L’UQAM souhaite également valoriser la mobilité étudiante vers le Sénégal et la Côte d’Ivoire. L’Université d’été sous les Baobabs, organisée par des professeurs, est un exemple de formule pouvant favoriser la mobilité des étudiants uqamiens vers la Côte d’Ivoire. Ce projet a d’ailleurs permis de renforcer les liens avec des universités ivoiriennes.

L’UQAM espère que le programme d’Affaires mondiales Canada «Bourses d’études au Canada» permettra à plus d’étudiants sénégalais et ivoiriens de venir faire un court séjour à l’UQAM dans le cadre de leurs études dans leur université d’attache au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Le renforcement des liens avec ces partenaires universitaires pourrait également permettre le développement conjoint de nouveaux cours offerts en bimodal ou de nouveaux programmes de bi-diplomation.

En Côte d’Ivoire, un partenariat a été discuté avec l’Université Félix Houphouët-Boigny.

Au Maghreb, la mission virtuelle a donné lieu à des échanges directs de la rectrice avec les ministres responsables de l’enseignement supérieur d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, ce qui a permis d’obtenir un portrait clair des grandes orientations et des priorités en enseignement supérieur pour chacun de ces pays. À titre d’exemple, l’introduction du système bachelor au Maroc, à compter de la rentrée de septembre 2021, posera de nombreux défis. Plusieurs champs d’expertise de l’UQAM en sciences de l’éducation intéressent les partenaires marocains et pourraient donner lieu à d’intéressantes collaborations.

Une entente-cadre sera conclue sous peu avec l’Université Mohammed V de Rabat, au Maroc, et viendra soutenir les collaborations existantes dans le domaine des sciences juridiques. Les liens entre l’UQAM et l’Université Mohammed V de Rabat se sont formalisés grâce à la collaboration, depuis près de deux ans, de collègues du Département des sciences juridiques qui travaillent avec l’équipe de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat pour la création du Centre d’études juridiques comparatives (CEJC).

En Algérie, l’organisation d’une table ronde sur le tourisme a permis de discuter du modèle de développement touristique qui pourrait être envisagé pour ce pays. Rappelons que depuis plus d’une décennie, l’UQAM et le Centre mondial d'excellence des destinations (CED), un centre créé en 2007 à l'initiative de professeurs du Département d'études urbaines et touristiques avec le concours de l'Organisation mondiale du tourisme et de la National Geographic Society, mènent des activités de coopération en Algérie en matière de tourisme. À titre d'exemple, l’UQAM et le CED ont participé activement à la préparation et au déroulement des Assises Nationales du Tourisme en Algérie, tenues à Alger en janvier 2019.

En Tunisie, le Département de musique de l'UQAM et l’Institut supérieur de musique de Tunis (ISMT) ont fait état de leur intérêt à renforcer leur collaboration. Un concert virtuel a d’ailleurs permis d’entendre des pièces jouées par une vingtaine d’étudiantes et d’étudiants des deux institutions.

Près de 300 personnes ont assisté aux activités publiques de la mission virtuelle, qui a permis de bâtir des ponts et de préparer le terrain pour une future mission sur le continent.

Personnalités rencontrées par la délégation uqamienne

Dignitaires

Alain Olivier, directeur du Bureau du Québec à Rabat

Nell Stewart, ambassadrice du Canada auprès du Royaume du Maroc

Christopher Wilkie, ambassadeur du Canada en Algérie

Abdelbaki Benziane, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en Algérie

Olfa Ben Ouda Sioud, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en Tunisie

Patrice Cousineau, ambassadeur du Canada en Tunisie

Marc-Antoine Cadieux, premier conseiller de la Délégation générale du Québec à Dakar 

Sébastien Beaulieu, ambassadeur du Canada au Sénégal

Claude Demers, ambassadeur du Canada en Côte d'Ivoire

Marly Bah, directrice du Bureau du Québec à Abidjan

Driss Ouaouicha, ministre délégué à l'Enseignement supérieur du Maroc

Sylvie Barcelo, sous-ministre au ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec

Viviane Laure Elisabeth Bampassy, ambassadrice du Sénégal au Canada

Collègues africains 

Maroc

Mohammed Rhachi, président de l'Université Mohammed V de Rabat

Ismail Kassou, vice-président, Recherche, Innovation et Partenariat, à l'Université Mohammed V de Rabat

Omar Hniche, vice-président, Affaires académiques et estudiantines, à l'Université Mohammed V de Rabat

Mohamed Dafir El Kettani, vice-président, Gouvernance et Systèmes d'information, à l'Université Mohammed V de Rabat

Omar Hniche, vice-président à l'Université Mohammed V de Rabat

Khalid Baalou, administrateur à l'Université Mohammed V de Rabat

Farid El Bacha, doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales à l'Université Mohammed V de Rabat

Karima Ghazouani, directrice du Centre universitaire de l'entrepreneuriat à l'Université Mohammed V de Rabat

Rahma Bourquia, directrice de l'Instance nationale d'évaluation auprès du Conseil supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique (CSEFRS)

Abdessamih Mahmoud, directeur de l'Agence Nationale de Lutte contre l’Analphabétisme 

Hélène Guiol, spécialiste de Programme Éducation, Bureau de l’UNESCO à Rabat

Algérie

Hichem Attar, président-directeur général d'AOM Invest

Meddah Dounia Maria Ouchen, directrice générale de l'Agence Nationale du Développement du Tourisme au ministère du Tourisme et de l'Artisanat et du Travail Familial

Boubekeur Abid, consultant senior chez A.B. Consulting, Algérie

Mohamed Rezzaz, professeur à l'Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene

Abdou Belgat, consultant international chez B.C. Consulting, France

Tunisie

Ikbal Hamzaoui, directrice du Département de musicologie de l'Institut Supérieur de musique de Tunis

Amel Letaief, cheffe de service à l'Université de Sousse/Maladies Infectieuses, CHU Ferhat Hached

Fathi Rached, assistant à l'Université de Tunis

Olfa Bouassida, maître-assistante à l'Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse 

Heykel Mani, maître-assistant et enseignant et chercheur à l'Université de Gabes

Hafedh Djedidi, professeur de l’enseignement supérieur à l'Université de Sousse

Kamel Allaoui, dramaturge et metteur en scène

Fathi Gallas, représentant de la Maison de Culture Ali Douaji de Hammam-Sousse

Sénégal

Ahmadou Aly Mbaye, recteur de l’Université Cheikh Anta Diop

Kharouna Talla, directeur des Affaires pédagogiques, Université Cheikh Anta Diop 

Alassane Kanté, doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop

El Hadji Abdoulaye Sall, professeur à l'Université Cheikh Anta Diop

Moussa Kor, chercheur et assistant de projet à l'Université Cheikh Anta Diop

Fatimata Kane Sow, enseignante-chercheuse à l'Université Cheikh Anta Diop

Mamadou Lamine Sarr, enseignant-chercheur à l'Université virtuelle du Sénégal

Jean Louis Corrèa, professeur agrégé en droit à l'Université virtuelle du Sénégal

Ndeye Name Diouf, directrice de l’Alphabétisation et des langues nationales au ministère de l'Éducation

Nicolas Poussielgue, président-directeur général du Dakar Institute of Technology

Éric Adja, président de l'Agence francophone pour l'Intelligence artificielle (AFRIA) 

Afsata-Paré Kaboré, professeure et directrice du Laboratoire LAPAME/vice-présidente chargée de la professionnalisation et des relations université-entreprises à l'Université Norbert Zongo, Burkina Faso

Massamba Mbaye, critique d’art et responsable du pavillon Sénégal à la Biennale de Dakar 2022

Adbourahman Sene, enseignant chercheur à l'Université de Assane Seck Zinguinchor

Mor Faye, Université Gaston Berger

Côte d’Ivoire

Kouadio Affian, vice-président en charge de la pédagogie à l'Université Felix Houphouët-Boigny

Véronique Yoboué, vice-présidente en charge de la planification et de la coopération à l'Université Felix Houphouët-Boigny

Yaya Coulibaly, secrétaire général de l'Université Felix Houphouët-Boigny

Valery Loba, maître de conférence à l'Université Félix Houphouët-Boigny

Eby Joseph Bosson, maître-assistant à l'Université Félix Houphouët-Boigny

Moussa Paré, maître de conférence à l'Université Félix Houphouët-Boigny

Azoumana Ouattara, doyen, UFR Communication, milieu et société, Université Alassane Ouattara Anne Lemaistre, cheffe du Bureau de l’UNESCO à Abidjan et représentante de l’UNESCO en Côte d’Ivoire

Pélagie Epsé Théoua, vice-présidente chargée de la planification, de la programmation et des relations extérieures à l'Université de Ouagadougou, Burkina Faso

Issouf Binaté, professeur à l'Université de Ouagadougou, Burkina Faso

Zakaria Soré, professeur à l'Université de Ouagadougou, Burkina Faso

Bourahima Diomandé, postdoctorant à l'Université de Genève

Alfred Babo, professeur à la Fairfield University

Raphaël Kouadio Oura, maître de recherche à l'Université Alassane Ouattara

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