Prix Guy-Bégin

Les doctorantes en psychologie Jessie De Roy et Amélie Tremblay-Perreault sont récompensées pour la qualité de leurs articles scientifiques.

2 Mars 2021 à 10H36

Le Prix Guy-Bégin est décerné annuellement par la Société québécoise pour la recherche en psychologie aux étudiants ayant publié comme premier auteur ou autrice un article scientifique jugé de grande qualité. Cette année, deux des cinq récipiendaires sont doctorantes à l’UQAM. Il s’agit de Jessie De Roy (axe neuropsychologie clinique) et d’Amélie Tremblay-Perreault (axe éducation/développement). Elle remportent toutes deux un prix de 500 dollars. 

La maladie de Parkinson

Jessie De Roy

Sous la direction du professeur Jean-François Gagnon, la thèse de Jessie De Roy porte sur le déclin cognitif dans la maladie de Parkinson. «Plus spécifiquement, je cherche à identifier des caractéristiques cliniques et cognitives associées au développement d’un trouble neurocognitif majeur, communément appelé démence, dans la maladie de Parkinson», précise la chercheuse.

L’article qui lui a valu le prix Guy-Bégin s’intitule «Detecting the Cognitive Prodrome of Dementia in Parkinson’s Disease». Il a été publié l’an dernier dans Journal of Parkinson’s Disease. «Cet article présente les résultats d’une étude longitudinale visant à identifier les prédicteurs neuropsychologiques de la démence dans la maladie de Parkinson, explique la doctorante. Nous avons identifié trois tests cognitifs comme étant les plus précis pour détecter les personnes vivant avec la maladie de Parkinson à haut risque de développer une démence. Ces tests sont peu coûteux et facilement accessibles en milieu clinique et en recherche.» 

Victimisation par les pairs

Amélie Tremblay-Perreault

Sous la direction de la professeure du Département de sexologie Martine Hébert, la thèse d’Amélie Tremblay-Perreault examine les expériences de victimisation par les pairs chez les enfants de 6 à 12 ans victimes d'agression sexuelle. «Je cherche, notamment, à déterminer si l'historique d'agression sexuelle est associé à un risque plus élevé de vivre de la violence en contexte scolaire, précise la chercheuse. Je souhaite également mieux comprendre le lien entre ces deux formes de victimisation – agression sexuelle et victimisation par les pairs – et plusieurs difficultés psychologiques.»

L’article qui lui a valu le prix s’intitule «A latent class analysis of parent-child discrepancies in reports of peer victimization: Associations to child sexual abuse status and psychological adjustment». Il a été publié plus tôt cette année dans Development and Psychopathology. «Il s’agit du second article de ma thèse, souligne la doctorante. J’y traite des discordances et des concordances entre ce qui est rapporté par les enfants et les parents dans l'évaluation de la victimisation par les pairs vécue par les enfants, c'est-à-dire lorsque l'enfant signale vivre de la victimisation, mais pas le parent, ou inversement, lorsque le parent indique que son enfant en vit, mais que l'enfant le nie. L'étude compare également les différents modèles de réponses – concordances ou discordances entre les parents et les enfants – selon l'historique d'agression sexuelle des enfants et le risque de présenter des difficultés psychosociales six mois plus tard.»

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