Prévenir pour sauver des vies

À l’occasion de la Semaine nationale de prévention du suicide, le CRISE fait connaître une série de projets.

29 Janvier 2021 à 9H02

Photo: Getty/Images

Cette année, la 31e Semaine nationale de prévention du suicide se déroule du 31 janvier au 6 février, sous le thème «Parler du suicide sauve des vies». Chaque jour de cette semaine, le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) fera connaître sur la page d’accueil de son site web un projet ou une série de projets de ses membres qui ont un impact concret sur les pratiques de prévention du suicide au Québec.

Intervenir de manière rapide et efficace en matière de prévention, notamment grâce aux technologies de pointe, savoir ce qui fonctionne pour qui et dans quel contexte, mieux comprendre les comportements suicidaires et leurs impacts sur la personne et son entourage: voilà autant d’objectifs poursuivis par les projets de recherche du CRISE, qui sont menés en collaboration étroite avec les milieux de pratique.

Centre de recherche interdisciplinaire fondé en 1997, le CRISE regroupe plus de 50 chercheurs, intervenants et étudiants des cycles supérieurs en provenance de sept universités, dont l’UQAM, et de 24 milieux de pratique.

Des projets phares

Tout au long de la Semaine nationale de prévention du suicide, le CRISE mettra en contexte et décrira chaque projet de recherche sur son site web, puis exposera les retombées potentielles.

Dimanche 31 janvier

«Évaluer et prendre en charge les personnes à risque de suicide dans les urgences du Québec: le Protocole SécUrgence». Responsable: Jessica Rassy, professeure à l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke (campus Longueuil).

Lundi 1er février

«Détection automatique des tentatives de suicide en temps réel par vidéosurveillance». Responsable: Wassim Bouachir, professeur au Département science et technologie de la TÉLUQ.

Mardi 2 février

«Soutenir le repérage et l’orientation d’utilisateurs en détresse des services de prévention du suicide en ligne au Québec (suicide.ca) en intégrant des outils validés dans les processus cliniques.» Des chercheurs du CRISE ont traduit un outil de repérage et l’ont validé en français. Avec leur partenaire, ils ont intégré cet outil dans les services de prévention du suicide en ligne, dans le contexte de la stratégie numérique de prévention du suicide au Québec. Responsable: Cécile Bardon, professeure au Département de psychologie et directrice associée du CRISE.

Mercredi 3 février

«Mieux intervenir par textos et clavardage pour prévenir le suicide». Ce projet vise à adapter les interventions sur les lignes d’écoute aux nouveaux modes de communication. Responsable: Brian L. Mishara, professeur au Département de psychologie et directeur du CRISE.

Jeudi 4 février

«Trois sites web pour soutenir les intervenants dans leurs pratiques de prévention du suicide: diffuser les connaissances pour aider à prévenir le suicide». Le CRISE a créé trois sites web servant au transfert des connaissances: comprendrelesuicide.uqam.ca, Ditsasuicide.ca et Railwaysuicideprevention.com.

Vendredi 5 février

«Favoriser l’usage des pratiques innovantes pour prévenir les comportements suicidaires chez les usagers des services dans les milieux de la réadaptation en déficience intellectuelle et du traitement du trouble du spectre de l’autisme: une stratégie validée pour soutenir un changement de pratiques». Responsable: Cécile Bardon.

Samedi 6 février

«Répétition des tentatives de suicide: comprendre le vécu des personnes vues à l’urgence pour un geste suicidaire». Responsable: Fanny Bréart de Boisanger, doctorante en psychologie, sous la supervision de Brian L. Mishara.

«L’impact du suicide d’une personne âgée sur ses enfants et petits-enfants». Responsable: Gabrielle Michaud-Dumont, doctorante en psychologie, sous la supervision de Sylvie Lapierre, professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

«Âgisme et idées suicidaires des aînés». Responsable: Rock-André Blondin, doctorant en psychologie, sous la supervision de Valérie Bourgeois-Guérin, professeure au Département de psychologie.

« Sentinelles en prévention du suicide: mieux comprendre les impacts de la formation québécoise». Responsable: Corentin Montiel, doctorant en psychologie, sous la supervision de Brian L. Mishara.

Certains de ces projets, comme celui visant à améliorer le repérage des utilisateurs en détresse des services de prévention du suicide en ligne, sont terminés. D’autres, tels ceux portant sur le protocole SécUrgence et l’évaluation des interventions par textos et clavardage, sont en cours de développement. 

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