Nouveaux projets du Fonds vert

Treize projets de développement durable visent à rendre l'UQAM plus verte.

18 Mai 2018 à 17H10, mis à jour le 23 Mai 2018 à 10H15

Le CPE de l’UQAM, situé au pavillon Sherbrooke, installera une compostière domestique dans la cour des enfants. Il s’agit du deuxième CPE de l’UQAM à réaliser une initiative du genre, le CPE Tortue Têtue ayant installé un bac de vermicompostage pour récupérer les déchets de table des tout-petits l’an dernier.Photo: Nathalie St-Pierre (archives)

Treize des 22 projets déposés l'hiver dernier ont reçu une bourse du Fonds vert de l'UQAM, dont le montant varie de 500 à 4 000 dollars, pour un montant global de 22 000 dollars. Créé en 2008 et géré par le comité institutionnel de la Politique en matière d'environnement de l'UQAM, le Fonds vise à financer les projets des membres de la communauté universitaire en matière de développement durable.

Verdissement

Quatre projets de verdissement ont été retenus, soit à la Faculté des sciences de l’éducation, au Département de psychologie, à la Direction des approvisionnements et à la Bibliothèque des sciences de l’éducation. Ces projets s’ajoutent à ceux déjà réalisés au cours des dernières années dans différentes facultés et services de l’Université. «L’ajout de plantes améliore la qualité de l’air et rend l’environnement de travail plus agréable, affirme Cynthia Philippe, conseillère en développement durable. Plusieurs recherches ont démontré qu’un milieu de travail plus vert favorisait la relaxation et l’apaisement et avait un effet positif sur le comportement.»

Compostage au CPE

Le CPE de l’UQAM, situé au pavillon Sherbrooke, installera une compostière domestique dans la cour des enfants. Il s’agit du deuxième CPE de l’UQAM à réaliser une initiative du genre, le CPE Tortue Têtue ayant installé un bac de vermicompostage pour récupérer les déchets de table des tout-petits l’an dernier. «Le projet a une double vocation : la collecte des matières organiques générées par les cuisines et la sensibilisation des enfants à l’importance de composter», mentionne Cynthia Philippe.

Applications écologiques

Deux applications proposées par des professeures au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’ESG UQAM ont été retenues par le comité. La première, la boussole écolo, est un outil simplifié de suivi en temps réel de son empreinte environnementale, basé sur l'analyse de différents choix – mode de transport, alimentation, gestion des déchets, habitudes de chauffage – en tenant compte des ressources utilisées et des émissions de gaz à effet de serre générées. Ce projet sera réalisé par Cécile Bulle, cotitulaire de la Chaire internationale sur le cycle de vie.

La seconde application, le passeport mobilité, consiste à évaluer le bilan des gaz à effet de serre associé à la mobilité des membres de la communauté universitaire. Ce projet a été lancé par Andrée De Serres, titulaire de la Chaire Ivanhoé Cambridge d’immobilier de l’ESG UQAM.

Production alimentaire mobile

Le Laboratoire d’agriculture urbaine réalisera un module de production alimentaire adaptatif mobile (MAAM), qui sera installé aux Habitations Jeanne-Mance. «Ce projet pilote consiste en une sorte de ferme verticale alimentée par l’hydroponie, dit Cynthia Philippe. Les fèces des poissons vont nourrir la serre au-dessous du bassin.» Le projet vise aussi à sensibiliser une population en situation de précarité à l'alimentation et à la durabilité urbaine. «La communauté universitaire aura également une journée dédiée chaque semaine pour visiter le MAAM.»

Récupération multimatière

L’École des arts visuels et médiatiques concevra des bacs de récupération multimatière afin de réutiliser, recycler et valoriser les matériaux venant des travaux d'étudiants, comme le bois, l’aluminium, l’acier, les styrènes, l’acrylique, la céramique, certains  plastiques et composites. «Si la récupération se faisait déjà de façon informelle, les nouveaux bacs seront davantage adaptés à la réalité de l’École. Les créations surdimensionnées pourront avoir une deuxième vie. Chaque bac sera dédié à une matière précise.»

L’École de design, pour sa part, fabriquera une machine permettant de récupérer le plastique des projets étudiants. «La machine transformera le plastique en granules, qui seront réutilisées dans les ateliers de thermomoulage. Ce projet a un énorme potentiel et pourrait ouvrir de nouvelles avenues de récupération.»

Sensibilisation à la pêche et à l’aquaculture

Le Groupe de recherche d’intérêt public (GRIP-UQAM) organisera, à l’automne 2018, une semaine de sensibilisation aux conséquences environnementales, sociales et éthiques de la pêche et de l'aquaculture. «On parle peu de cet enjeu, qui a des impacts majeurs sur l’environnement, souligne Cynthia Philippe. Durant la semaine de sensibilisation, les visiteurs pourront, notamment, voir une exposition de photos sur les réalités de la pêche abusive.»

Mur végétal

Le Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD) et le GRIP UQAM installeront un mur végétal au Café étudiant Sain Fractal du pavillon Sherbrooke. Ce mur permettra la purification de l'air et l'embellissement des lieux. «Si le modèle est viable, d’autres murs végétaux pourraient naître à l’Université.»

Cafés écoresponsables

Les cafés étudiants gérés par l’Association facultaire des étudiants et étudiantes en arts (AFÉA), soit le Café des arts du pavillon Judith-Jasmin et le Café Design du pavillon de Design, prendront un virage écoresponsable : thé en vrac, compostage du marc de café et vaisselle durable.

On peut consulter l’ensemble des projets financés par le Fonds vert sur le site du développement durable.

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