Subvention maximale pour le CEF

Le Centre d'étude de la forêt obtient 3,6 millions de dollars du FRQNT.

6 Mai 2019 à 10H36

Photo: Getty Images

Le Centre d'étude de la forêt (CEF) a obtenu un financement de 3,6 millions de dollars pour les six prochaines années de la part du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT). Il s'agit du montant maximal octroyé à titre de subvention d'infrastructure pour les Regroupements stratégiques comme le CEF. «Il s'agit d'une belle marque de reconnaissance de notre travail qui porte à la fois, en recherche fondamentale, sur la compréhension des écosystèmes forestiers, et de manière plus concrète, sur la mise en œuvre de nouvelles stratégies et pratiques d'aménagement du territoire forestier», souligne Pierre Drapeau, professeur au Département des sciences biologiques et codirecteur du CEF.

Le CEF regroupe l’expertise scientifique de plus de 75 chercheurs provenant de 11 universités québécoises. Ses chercheurs œuvrent dans les domaines de la biologie, de l’écologie et de l’aménagement forestier. Il est le seul regroupement au Québec à avoir pour mission centrale la formation avancée et la recherche sur la forêt. «Le CEF a été créé pour accroître la qualité de la formation des étudiants aux 2e et 3e cycles, accueillir des stagiaires postdoctoraux et donner une visibilité à la recherche forestière au-delà des frontières du Québec, précise Pierre Drapeau. Nous couvrons l'ensemble des écosystèmes forestiers québécois: la forêt boréale, la forêt tempérée de feuillus dans le sud du Québec et la forêt urbaine

Il s'agit du troisième cycle de financement pour le CEF depuis sa création en 2006. Ce financement survient deux ans après que les chercheurs en foresterie de l'UQAM et de l'Université Laval se soient classés au sixième et au septième rang respectivement dans le top 10 mondial du Center for World University Rankings, dans la catégorie #Forestry, rappelle Pierre Drapeau. «Nous sommes fiers que notre production scientifique soit reconnue sur la scène mondiale et que le FRQNT nous offre de nouveau son soutien.»

«Cette subvention d'infrastructure du FRQNT permet au CEF de consolider ses activités en appui à la recherche: participation des étudiantes et étudiants à des colloques, organisation d'ateliers thématiques, mobilité internationale invitation de conférenciers et de professeurs étrangers», souligne Luc Lauzon, agent de recherche au Département des sciences biologiques et coordonnateur du CEF.

Le FRQNT a également octroyé une nouvelle subvention au Réseau Reboisement et Ligniculture Québec pour la période 2019-2022, dans le cadre du programme Appui aux réseaux d'innovation. Ce réseau est dirigé par Nicolas Bélanger, un membre du CEF à la TÉLUQ. «Près de 90 % des membres de ce réseau proviennent du CEF et les activités qui s'y déroulent sont en lien avec le quatrième axe de recherche du CEF, qui consiste à développer des stratégies d’aménagement et des pratiques sylvicoles innovantes en sciences forestières», précise Luc Lauzon.

Colloque annuel

La nouvelle de l'octroi de la subvention du FRQNT a été accueillie avec joie par les membres du CEF, qui étaient réunis à l'Université du Québec à Chicoutimi pour leur 13e colloque annuel, du 1er au 3 mai derniers. «Ce colloque, qui a réuni 240 participants, vise essentiellement à donner une tribune aux étudiants de 2e et 3e cycles pour qu'ils puissent présenter leurs travaux de recherche à leurs pairs, souligne Pierre Drapeau. La table ronde principale portait sur la conciliation entre les multiples fonctions de la forêt pour les prochaines générations.»

Le couvert forestier et les inondations

Pierre Drapeau a eu l'occasion d'intervenir dans les médias au cours des dernières semaines en lien avec les inondations. «On parle beaucoup des plaines d'inondation, mais il faut aussi noter qu'en amont, dans toute la vallée du Saint-Laurent, la perte du couvert forestier, notamment sur le bord des cours d'eau, a un impact non négligeable sur la vitesse à laquelle l'eau de ruissellement se retrouve dans les tributaires», observe le chercheur, qui est premier auteur d'un chapitre sur les changements du couvert forestier tempéré et boréal au cours des 30 dernières années dans le Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, publié en mars dernier par le Regroupement Québec Oiseaux.

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