Impact psychologique de la COVID-19

Une équipe dirigée par le professeur Frédérick Philippe cherche à recruter 2000 participants pour une étude.

25 Mai 2020 à 12H33

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Les nouvelles sur la situation à l'Université entourant la COVID-19 et les analyses des experts sur la crise sont réunies dans cette série.

Les effets de la pandémie sont liés à la fois à la crainte de contracter personnellement la maladie – ou qu’un proche la contracte – et aux mesures de confinement qui restreignent la liberté des individus.Photo: Getty images

Une étude visant à identifier les impacts psychologiques de la COVID-19, incluant le niveau de stress biologique, vient d’être lancée par une équipe dirigée par le professeur du Département de psychologie Frédérick Philippe. «Les études montrent que plus la durée du confinement s’allonge, plus les impacts psychologiques de ce confinement sont grands», souligne le professeur, qui rappelle que les effets de la pandémie sont liés à la fois à la crainte de contracter personnellement la maladie – ou qu’un proche la contracte – et aux mesures de confinement qui restreignent la liberté des individus.

Les chercheurs souhaitent recruter plus de 2000 personnes âgées de 18 ans et plus et de différents groupes d’âge, résidant au Québec. Les participants répondront en ligne à des questionnaires validés concernant la santé mentale (dépression, irritabilité, anxiété, stress post-traumatique, abus d’alcool et de substance). Ils vont également mesurer le cortisol dans les cheveux (un biomarqueur de stress chronique) auprès des participants intéressés. Les participants seront sollicités une première fois ce printemps puis quatre à six mois plus tard, après la fin de cette première vague de pandémie. 

Il s’agit donc d’une étude longitudinale, qui contribuera à clarifier l’impact psychologique de la pandémie. «Les effets d’une pandémie sont comparables à ceux des catastrophes naturelles, affirme Frédérick Philippe. Il est donc impératif de mieux comprendre l’impact psychologique de la COVID-19 dans notre société́ et de mettre en lumière les facteurs de risque et de protection afin de mieux orienter les recommandations de santé publique, les messages publics et les interventions psychosociales. Ces connaissances permettront de mieux se préparer à une possible seconde vague de la COVID-19 ou à des pandémies futures.»

L’étude est menée en collaboration avec les professeures Marie-Claude Geoffroy, de l’Université McGill, et Isabelle Ouellet-Morin, de l’Université de Montréal.

On peut obtenir tous les renseignements nécessaires pour participer sur le site de l'étude

L’étude iCARE, une autre enquête psychologique reliée aux conséquences de la COVID-19, est actuellement menée par une équipe internationale codirigée par la professeure du Département de psychologie Kim Lavoie. La première phase de cette étude portait sur la compréhension par les populations des directives émises par les gouvernements en lien avec la pandémie. Lors de la phase 2, actuellement en cours, les répondants sont interrogés sur la façon dont la pandémie affecte leurs conditions de vie.

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