Un symposium sur les effets de la COVID-19

Des chercheurs et praticiens feront le point sur la situation dans le cadre d’un événement virtuel.

27 Octobre 2020 à 15H53

COVID-19: tous les articles
Toutes les nouvelles entourant la COVID-19 et les analyses des experts sur la crise sont réunies dans cette série.

Le symposium étudiant «Interroger les (més)adaptations occasionnées ou engendrées par la COVID-19» proposera cinq tables rondes sur la plateforme Zoom. Photo: Getty Images

L’enseignement en ligne est-il une voie durable pour les institutions universitaires? Quels problèmes la pandémie a-t-elle fait resurgir dans le système de santé? Comment a-t-elle influencé l’expérience académique des étudiantes et des étudiants? A-t-elle permis de créer de nouvelles pratiques ou méthodes d’intervention innovantes?

Du 2 au 6 novembre prochains, des personnes issues de la recherche, de la pratique ainsi que des étudiantes et étudiants provenant de divers champs disciplinaires débattront de ces questions dans le cadre du symposium étudiant «Interroger les (més)adaptations occasionnées ou engendrées par la COVID-19».  L’événement proposera cinq tables rondes sur la plateforme Zoom. Les échanges se dérouleront chaque jour de 12 h 30 à 14 h.

«L’objectif du symposium est de faire le point sur les impacts de la pandémie dans le monde de la recherche et les milieux de pratique», explique l’instigateur du projet et diplômé Arnaud Francioni (M.A. communication internationale et interculturelle, 2020), lequel organise l’événement en collaboration avec ses collègues Alexia Pilon Diabaté (M.A. communication internationale et interculturelle, 2019), du doctorat interdisciplinaire en santé et société, et Fèmy Fagla, du doctorat en études urbaines. «Nous sommes curieux de connaître comment les personnes se sont adaptées à la pandémie et l’ampleur des bouleversements qu’elles ont vécus en lien avec la COVID-19, poursuit le diplômé. Si elles n’ont pas réussi à s’adapter à cette nouvelle réalité, il faut aussi chercher à comprendre pourquoi!»

Le public peut s’inscrire à l’événement en tout temps et poser des questions durant les échanges. «Le symposium se déroulera à la manière d’un débat télévisé et les trois coorganisateurs de l’événement seront les modérateurs, annonce Alexia Pilon Diabaté. Après chacune des présentations des panélistes invités, nous leur poserons des questions pour animer ou relancer la conversation. Cela permettra de faire des liens entre les différents propos émis par les participants.»

Le sujet de la première table ronde du 2 novembre portera sur les changements apportés à l’enseignement et au soutien offerts aux étudiantes et étudiants depuis les débuts de la pandémie. L’événement rassemblera le directeur des services directs aux usagers du Service des Bibliothèques, Frédéric Giuliano, et le conseiller à l’accueil et à l’intégration aux Services à la vie étudiante - Centre des services d'accueil et de soutien socioéconomique, Yannick Richer. Le professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement et professeur à la TÉLUQ Sebastian Weissenberger se joindra également à la discussion. «L’enseignement à distance est devenu un modèle prépondérant depuis les débuts de la pandémie, mais est-il un modèle durable?», questionne Arnaud Francioni.

L’événement du 3 novembre est consacré aux adaptations mises en place au sein du système de santé et des services sociaux. La professeure du Département de communication sociale et publique Consuelo Vasquez, chercheuse principale du projet de recherche interuniversitaire «Bénévolat en mouvement», sur la mouvance des pratiques, discutera des manières dont les mesures d’isolement ont affecté la vulnérabilité des organisations et des collectivités. «Le bénévolat et l’engagement social ont subi le contrecoup de la crise sociosanitaire», rappelle Alexia Pilon Diabaté. Une professeure de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke et la représentante pour le Québec de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada donneront également leurs points de vue sur la situation dans leur domaine respectif.

Les professeurs de l’École des sciences de la gestion Mehran Ebrahimi, de l’Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile, Yona Jébrak, du Réseau Inondations intersectoriel du Québec (RIISQ), et Dominic Lapointe, de la Chaire sur les dynamiques touristiques et les relations socioterritoriales, prendront part à la table ronde du 4 novembre, laquelle se penchera sur les moyens d’adaptation du milieu de la recherche scientifique. Ils témoigneront des effets possibles de la pandémie sur leurs objets d’études ou leurs activités de recherche.

La table ronde «Territoire, information et risque» (5 novembre) s’intéresse à la gestion des institutions en temps de pandémie, aux pratiques innovantes et aux modifications de l’aménagement urbain instaurées pour réduire les risques de contagion. «On pense aux cordons sanitaires mis en place par la Ville de Montréal, par exemple, illustre Fèmy Fagla.  La morphologie de la ville a changée.» Les professeurs du Département d'études urbaines et touristiques François Racine et Mohamed Reda Khomsi comptent parmi les personnes invitées. «Il y aura une discussion sur les moyens pris par les institutions pour freiner les risques sanitaires. Cela va des hôtels, qui ont dû revoir, entre autres, leur protocole de nettoyage, aux sites touristiques qui ont offerts à leur clientèle des parcours plus respectueux des nouvelles normes de distanciation physique. On conserve ainsi les dynamiques touristiques tout en protégeant la population.»

Une cinquième et dernière table ronde (6 novembre) est dédiée aux étudiantes et étudiants, en particulier à ceux et celles vivant une situation particulière (enfants à charge, handicap, programme d’échanges, etc.). «Nous voulions leur donner une voix et un espace pour raconter leurs expériences, dit Arnaud Francioni. La vie sur le campus prend un nouveau sens aujourd’hui et le quotidien des étudiants a été grandement chamboulé.» L’étudiante en situation de handicap et candidate à la maîtrise en communication Sylvie Roy présentera les fruits de sa recherche portant sur l’utilisation grandissante des technologies de l’information et des communications (TIC) par les personnes en situation de handicap. «Elle démontrera comment l’utilisation des TIC réduit en fait l’accès à l’information pour les personnes en situation de handicap, explique Alexia Pilon Diabaté. L’étudiante abordera également les défis auxquels elle est confrontée depuis la pandémie.»

Le symposium a été rendu possible grâce au soutien de nombreuses chaires, facultés et autres unités de recherche de l’UQAM comme la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’ESG UQAM et la Faculté des sciences humaines (Diplôme d’études supérieures spécialisées en résilience, risques et catastrophes).

Pour s’inscrire et participer aux différents panels, il y a un seul lien Zoom. On peut aussi consulter la page Facebook de l’événement

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE