Melissa Yarabé, du bac à la maîtrise

La jeune femme rêvait d'étudier au Canada depuis ses études secondaires en Côte d’Ivoire.

11 Juin 2021 à 9H11

Série L'UQAM à la rencontre de l'Afrique francophone
Une mission virtuelle met en lumière les liens entre l'UQAM et l'Afrique à travers des rencontres, des projets de formation, de recherche et de services aux collectivités.

Melissa Yarabé
Photo: Nathalie St-Pierre

Originaire de la Côte d’Ivoire, Melissa Yarabé (B.A.A., 2021) a toujours su qu’elle voulait étudier à l’étranger. «Je rêvais du Canada depuis l’école secondaire, car je connaissais des gens qui avaient adoré étudier à Ottawa et à Montréal», raconte-t-elle.

Lorsqu’elle amorce son baccalauréat en gestion à l’École supérieure de commerce de Dakar (Groupe Sup de Co), au Sénégal, Melissa Yarabé ne sait pas que le programme est offert en collaboration avec l’ESG UQAM. «Je l’ai appris un peu plus tard, lorsque je me suis aperçue que certains de nos cours étaient donnés par des professeurs sénégalais, tandis que d’autres étaient donnés par des professeurs de l’ESG en visite, se rappelle-t-elle. Par exemple, le professeur Ahmed Naciri m’a enseigné un cours de comptabilité, Naoufel Daghfous un cours de marketing, Jean-Pierre Gueyie un cours de finance et Simon Bourdeau un cours de technologie des affaires.»

Au cours de sa deuxième année, on l’approche pour lui proposer d’intégrer le programme 2+1 lui permettant de compléter sa dernière année à Montréal. «J’ai accepté et je suis débarquée au Canada en août 2019», se souvient-elle. Le coup de cœur pour Montréal a été instantané. «Je souhaitais venir étudier au Québec en raison de la langue, bien sûr, mais aussi parce qu’il s’agit d’un endroit sécuritaire. Et, de fait, depuis mon arrivée, il ne m’est jamais arrivée de subir des comportements déplacés dans les endroits publics.»

L’adaptation aux façons de faire et aux dynamiques de classe a été parfois difficile, mais l’étudiante affirme avoir obtenu beaucoup de soutien. «Mélissa Veilleux a été formidable pour moi», dit-elle à propos de l’agente de recherche et de planification en poste au Décanat de l’ESG UQAM. «C’est elle qui m’a conseillé d’aller voir mes professeurs si une problématique surgissait, et ça a fait toute la différence. Je n’aurais pas osé faire cela à Dakar!», ajoute-t-elle.

Melissa Yarabé a terminé son baccalauréat à l’hiver 2020. L’été dernier, elle est devenue étudiante ambassadrice pour l’UQAM. «J’ai fait de nombreux appels afin de rassurer les étudiants étrangers qui devaient venir étudier à l’UQAM, mais qui n’ont pas pu en raison de la pandémie. Avec d’autres, il s’agissait plutôt de partager mon expérience et de répondre à leurs questions au sujet des études à l’UQAM.»

Lors de la dernière année en confinement, Melissa Yarabé a complété sa scolarité de maîtrise en sciences de la gestion, concentration marketing. Elle s’apprête à rédiger son mémoire. «Je m’intéresse au B2B (l’ensemble des activités commerciales tissées entre deux entreprises) et au marketing numérique au sein des entreprises», précise-t-elle.

Elle espère pouvoir reprendre l’exploration de Montréal et de ses environs lorsque la pandémie sera chose du passé. «Et j’espère aussi que ma mère puisse venir me rendre visite dans un futur rapproché!», conclut-elle.

L'UQAM et la Côte d’Ivoire

  • Au trimestre d’automne 2020, l’UQAM comptait quelques 124 étudiantes et étudiants originaires de la Côte d’Ivoire.
     
  • L’UQAM a des ententes-cadres et des partenariats avec l’Université Félix-Houphouët-Boigny et l’Université Peleforo Gon Coulibaly.
  • Divers projets de recherche et de diffusion des connaissances sont réalisés chaque année en collaboration avec des établissements et des organisations de la Côte d’Ivoire:
     
    • «Renforcement des capacités dans l'usage des MOOC dans l'enseignement supérieur en Côte d'Ivoire». Chercheur principal: Christian Agbobli, professeur au Département de communication sociale et publique, et vice-recteur à la Recherche, à la création et à la diffusion.
       
    • «Soutenir la réussite des premiers apprentissages en lecture et en écriture avec ABRACADABRA». Chercheuse principale: Nathalie Chapleau, professeure au Département d’éducation et formation spécialisée.
       
    • «Vivre». Chercheuse principale: Mirja Trilsch, professeure au Département des sciences juridiques, pour la Clinique internationale de défense des droits humains de l’UQAM.
       
    • «Réinsertion des populations victimes de déguerpissement dans la ville d'Abidjan». Chercheur principal: Issiaka Mandé, professeur au Département de science politique.
       
    • «Les afflictions et la guérison spirituelle en Côte d'Ivoire urbaine». Chercheuse principale: Marie Nathalie Leblanc, professeure au Département de sociologie.
       
    • «Réforme licence-maîtrise-doctorat». Chercheurs principaux: Patrick Charland, professeur au Département de didactique, et Stéphane Cyr, professeur au Département de mathématiques.
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